Crédit : Coopérer pour Entreprendre (Rapport CJS 2016)

L’été se termine et chacun se tourne désormais vers la rentrée. Mais si pour beaucoup l’été est synonyme de vacances, pour de nombreux jeunes il rime avec galère et recherche de petits boulots. Directement importées du Québec où elles ont démarré en 1988, les Coopératives Jeunesse de Services (CJS) ont récemment débarqué en France à l’initiative du réseau Coopérer pour entreprendre.

Les Coopératives Jeunesse de Services en France

Développées à destination d’un public de jeunes de 16 à 19 ans, les CJS leur donnent la possibilité d’expérimenter très concrètement la gestion d’une entreprise coopérative en créant leur propre projet. Accompagnés par 2 animateurs et organisés en partenariat avec les CAE (Coopérative d’Activité et d’Emploi) et une structure d’éducation populaire, les jeunes définissent eux-mêmes les services qu’ils vont proposer aux habitants et aux entreprises environnantes (jardinage, petits travaux, préparation de repas, etc.).

D’abord expérimentées en Bretagne en 2013, les CJS se sont depuis déployées. Pendant l’été 2016, 421 jeunes coopérants s’étaient mobilisés dans 32 CJS disséminées dans 7 régions de France métropolitaine. Ensemble ils ont généré un chiffres d’affaires moyen par CJS de 4 500 € hors taxes, leur permettant de distribuer une rémunération nette moyenne entre 200 et 250 euros par jeune.

Un projet éducatif et formateur

Les CJS sont avant tout des projets éducatifs avec l’objectif d’apporter aux jeunes bien plus qu’une simple rémunération : ils deviennent acteurs de leur apprentissage. Répartis en trois comités (marketing, finances et ressources humaines), chaque coopérant bénéficie de 20 heures de formation en moyenne. Ils engrangent ainsi une expérience et des compétences remobilisables par ma suite, gagnent en aisance et élargissent leur horizon, dans un contexte qui favorise la mixité sociale.

Ces entreprises éphémère leur offrent aussi la possibilité d’expérimenter un fonctionnement démocratique sur le principe une personne = une voix, ce qui permet de stimuler leur engagement démocratique. Ils font dès lors l’expérience des valeurs chères à l’économie sociale et solidaire qui place l’humain au centre de ses actions, repose sur un principe strict d’égalité des voix et sur une lucrativité limitée au service du projet.

S’il n’est pas encore l’heure de tirer un bilan de l’édition de 2017, l’expérience grandit puisqu’elle a déjà réuni plus de 600 jeunes dans 47 CJS. Les CJS démontrent que les jeunes savent se mobiliser pour engager une transition économique et sociale, fédérer des réseaux et créer de nouvelles passerelles entre la jeunesse et les acteurs économiques.