En novembre dernier, la Fondation Terre Solidaire démarrait un nouveau cycle de conférences intitulé « Penser autrement la place de l’économie » car il s’agit aujourd’hui d’un véritable enjeu de société, un impératif. Nous avons largement atteint les limites d’un système, qui privilégie la surconsommation et le gaspillage, le profit au détriment de l’environnement et qui n’est donc plus adapté.

Pour démarrer ce cycle, la fondation a reçu Eloi Laurent, économiste, pour qui il est crucial d’articuler écologie, économie et social. C’est seulement en prenant en compte l’ensemble de ces aspects que nous pourrons penser une économie plus respectueuse de l’environnement et des humains. (Voir ou revoir cette première conférence du cycle “Penser autrement la place de l’économie” )

Pour continuer de réfléchir à ces questions, la Fondation Terre Solidaire est heureuse de recevoir Dorothée Browaeys, présidente de TEK4life, qui aide les organisations et les acteurs de la société à se positionner sur une trajectoire de développement compatible avec le vivant.

Journaliste scientifique et cofondatrice de TEK4life qui mobilise des communautés multi acteurs sur des défis systémiques. Elle anime l’Alliance ComptaRegeneration et explore les voies d’une comptabilité écologique.
Elle propose des séminaires pour développer des modèles d’affaires écocompatibles et enseigne la culture du vivant à CY Ecole de design.
Elle collabore à la revue Etudes et au magazine en ligne UP’Magazine
et elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont L’urgence du vivant : vers une nouvelle économie (François Bourin, 2018), Fabriquer la vie (avec B Bensaude-Vincent) (Seuil, 2011)

Nos outils économiques ne sont plus pertinents car ils sont aveugles à la destruction des communs que sont nos milieux de vie. Ainsi, Il est devenu vital de reconnaitre et de donner de la valeur aux actions de préservation et de contribution aux relations sociales et écosystémiques des organisations (entreprises notamment).
Quantité d’acteurs s’emploient à faire changer le système pour réintégrer partout dans l’économie les vrais coûts liés aux gaz à effet de serre émis, les pollutions à nettoyer… et les investissements pour régénérer les ressources. Au sein des entreprises ou des organisations publiques, dans le monde académique ou associatif, dans le secteur financier, s’inventent des pratiques, des outils, des réglementations, des représentations nouvelles pour aligner nos modes de production, nos modes de vie et nos accords d’échange sur des trajectoires protégeant l’habitabilité de la terre.
Le mouvement s’amplifie en créant des “ilots d’innovation” amenés à se rejoindre et produire de la cohérence. Ainsi voyons-nous apparaitre les prémices d’une destinée commune ancrée dans la valeur relationnelle.

Dorothée Browaeys abordera cette transformation radicale de nos repères et de nos pratiques le mardi 1er février de 17h30 à 19h en visio.