
Ingénieur ICAM (Institut Catholique des Arts et Métiers), Bernard a été fondateur et dirigeant d’entreprise. Bénévole au CCFD-Terre Solidaire depuis de nombreuses années, il est membre du CA du CCFD-Terre Solidaire. Il est membre du CA de la Fondation Terre Solidaire depuis 2020, puis vice-président en 2025. En 2026, il est nommé président de la Fondation Terre Solidaire, prenant le relais de Lydie Bonnet-Semelin, qui l'a précédé à ce poste pendant 6 ans.
1. Quel est le fil conducteur de votre parcours professionnel et personnel, et qu’est-ce qui vous a amené à rejoindre la Fondation Terre Solidaire ?
Mon métier d'ingénieur m'a conduit sur des terrains variés et en particulier en Afrique où j'ai pu constater, dès les années 80, combien la conjonction des évolutions du climat et des ravages de certaines pratiques humaines pouvaient impacter la vie des populations qui luttent pour leur souveraineté alimentaire et leurs conditions de vie. De retour en Europe après un passage aux Etats Unis, le constat n'a pas été moins alarmant. Mes engagements associatifs et citoyens ne pouvaient pas être éloignés de ces préoccupations. Le CCFD-Terre Solidaire avec ses partenaires dans les pays du Sud puis la Fondation Terre Solidaire pour son soutien à des projets en France étaient pour moi une évidence. Ces deux organismes ont pris la mesure de la complexité des sujets à traiter et de la nécessité de soutenir les projets dans la durée. Deux exigences que ma vie professionnelle m'a amené à développer.
2. Quelles sont, selon vous, les priorités d’action pour la Fondation Terre Solidaire dans le contexte actuel de crise écologique et sociale mondiale ?
Nous faisons tous le constat de la difficulté des acteurs politiques en charge des états à prendre la mesure des grands défis actuels et en particulier ceux liés à la dégradation du climat, de la biodiversité, de l'alimentation, de l'eau, des océans... La liste est longue. En soutenant les initiatives locales, basées sur des projets concrets, la Fondation Terre Solidaire est convaincue que les changements sont possibles, que les alliances peuvent se multiplier, que les résultats obtenus dans les énergies propres, l'agriculture biologique, les circuits courts, le recyclage, ... sont autant de raisons d'espérer et de ne rien lâcher ! Fidéliser nos donateurs et en trouver de nouveaux, les informer sur les projets soutenus et leurs impacts, mobiliser les énergies autour de la Fondation et de ses partenaires, accueillir de nouvelles Fondations abritées, il n'y a aucune place pour le découragement, bien au contraire.
3. Quel message souhaitez-vous adresser aux donateurs, sympathisants et partenaires qui soutiennent les actions de la Fondation ?
Comme nous le rappelle Edgar Morin tout dernièrement : "L'autodestruction de l'humanité n'est pas une fatalité." Chacun de nous peut être acteur d'une transition écologique indispensable à la préservation de notre cadre de vie, au développement d'une souveraineté alimentaire, à une autre façon de consommer, avec la conviction que nos actions de proximité peuvent avoir un impact bien au-delà de nos territoires. La Fondation Terre Solidaire et ses fondations abritées ont une ambition commune de soutenir des associations et des projets qui prennent la mesure de la complexité des sujets à traiter en s'assurant que les dimensions écologiques, sociales, économiques sont prises en compte. Et cela dans la durée. Les associations que nous soutenons sont de véritables partenaires qui participent activement à faire évoluer nos compétences et nos convictions, et celles de nos sympathisants et donateurs !
