La France est paralysée, le monde est paralysé.
Mais la planète s’en porte mieux et la solidarité s’organise.
Qu’en sera-t-il au lendemain de cette épreuve ? Allons-nous continuer à vivre comme avant ? Ne devrions-nous pas profiter de cette période pour s’interroger encore plus sur notre modèle de développement et d’ores et déjà construire le jour d’après.

Un questionnement nécessaire à long terme sur notre modèle de développement

Les activités économiques sont fortement ralenties, et certains se réjouissent des bienfaits pour notre planète et notent déjà une chute des émissions de gaz à effet de serre. Les canaux de Venise sont à nouveau clairs, les joggers respirent un air plus pur, le ciel est à nouveau bleu dans certaines villes.
Une carte de la Chine, publiée par la Nasa, démontre la réalité concrète de cet état de fait, en soulignant la différence entre les émissions de dioxyde d’azote du 1er au 20 janvier et celles du 10 au 25 février 2020.

Alors certes la planète va mieux. Cependant, il s’agit là d’une vision à court terme, et cela ne doit pas nous faire oublier qu’après la tempête, il n’y aura pas forcément le beau temps. Car quand certains se réjouissent de ces bienfaits écologiques, d’autres pensent déjà à mettre de côté les mesures climatiques pour encourager la relance économique une fois la crise passée.
Et cette relance économique risque d’aggraver l’autre crise plus grave et plus impactante que celle en cours : la crise écologique.

C’est pourquoi nous devons d’ores et déjà penser au jour d’après, et questionner notre modèle de développement à tous les niveaux.

Lors de ses deux discours télévisés récents, Emmanuel Macron lui-même nous a invités à nous « interroger sur notre modèle de développement », à tirer toutes les conséquences, à remettre en cause nos certitudes et nos convictions.

La Fondation Terre Solidaire n’a pas attendu cette crise pour agir, et s’est donnée pour mission de soutenir des actions qui participent à un changement voire à une rupture de notre modèle actuel de développement.
Elle soutient notamment la transition vers une agriculture durable et de proximité. Car aujourd’hui plus que jamais, il est important de retrouver une souveraineté alimentaire en France, En Europe et dans les pays du Sud.

Un élan de solidarité pour construire ensemble un avenir durable pour les générations futures

Malgré le confinement et la distance des uns entre les autres, partout des initiatives naissent pour que cette période soit moins difficile à vivre pour chacun d’entre nous.
Des applaudissements pour les soignants ont lieu tous les soirs à 20h, des professeurs donnent des cours gratuits en ligne, des entreprises confectionnent des masques en tissu, des musiciens se mettent à leur balcon.

Chaque crise crée ses propres solidarités. Mais celle-ci nous appelle à faire preuve d’imagination et à inventer de nouvelles formes de solidarité tant les conditions sont inédites.

Mais qu’en sera-t-il une fois la crise passée, une fois que nous allons pouvoir sortir de nos maisons, reprendre le chemin du travail ou de l’école, reprendre nos habitudes consuméristes ?
Nous nous devons de ne pas oublier cet élan de solidarité et le mettre à profit pour inventer le jour d’après.