Cinq grandes causes considérées comme responsables de l’érosion de la biodiversité

L’Observatoire national de la biodiversité (ONB) a publié vendredi 19 mai le bilan 2017 de l’état de la biodiversité en France. Dans ce document, l’ONB note qu’en France métropolitaine comme dans les territoires d’outre-mer, la dégradation des milieux naturels se poursuit. Ainsi par exemple la moitié des milieux humides et moins de la moitié des eaux de surface sont considérés en bon état. En outre certaines espèces sont de plus en plus menacées comme les populations d’oiseaux communs – les plus sensibles aux dégradations des écosystèmes – qui ont régressé de 23% entre 1989 et 2015. L’ONB a identifié cinq grandes causes considérées comme responsables de l’érosion de la biodiversité. La destruction, la dégradation ou la banalisation des milieux naturels. Ainsi, en métropole, chaque année entre 2006 et 2014, en moyenne 67 000 ha ont été détruits par artificialisation. La progression des espèces exotiques envahissantes en métropole s’effectue à un rythme d’au moins 6 espèces supplémentaires par département tous les dix ans sur les trente dernières années. Les pollutions continuent de peser sur la biodiversité, avec des évolutions contrastées. La pression démographique sur le littoral métropolitain continue à progresser. Enfin, les manifestations du changement climatique se font plus précises, de même que leur impact sur la biodiversité. Par exemple, le gel, qui a une influence très importante sur les espèces, régresse de 2,5 jours par décennie.

La mobilisation pour inverser la tendance et repenser nos modes de développement ne faiblit pas

En point positif, l’ONB note que la prise de conscience et la mobilisation pour la biodiversité restent soutenues. La population française est de mieux en mieux informée sur les enjeux de protection de la biodiversité, et les actions de protection de l’environnement s’intensifient pour tenter d’inverser la tendance.

Cette étude vient confirmer l’impact négatif des activités humaines sur l’environnement et souligne la nécessité urgente de repenser notre modèle de développement. C’est une des ambitions de la Fondation Terre Solidaire de questionner ainsi la façon dont nous concevons le progrès économique, social, culturel ou politique de nos sociétés. Des milliers d’initiatives existent en France et à l’international qui imaginent de nouvelles articulations entre notre modèle de développement et notre bien commun la Terre. Imaginées et développées par des citoyens, elles manquent souvent de financement pour aboutir. Notre rôle est de les identifier et de les soutenir, pour cela, nous avons besoin de votre appui.